CHAPITRE 31 : Cela fait mal...

CHAPITRE 31 : Cela fait mal...
PDV Bill

J'ai à peine le temps de mettre le pied dans la chambre que Tom me saute au cou. Je suis tout d'abord surpris de sa réaction puis je mets une main dans le bas de son dos et je caresse doucement ses dreads. Je le sens secoué de soubressauts et je l'entraîne doucement vers le lit. Nous nous asseyons au bord et il vient nicher sa tête au creux de mon cou. Je passe mon bras derrière sa nuque et de ma main libre, je la lie avec l'une des siennes.

Moi : Que se passe-t-il ?

Il ne me répond pas et continue de pleurer en silence. Je me rapproche encore un peu plus de lui afin de reserrer notre étreinte. Je ne lui dis rien et attends qu'il se sente prêt à parler.

Tom : C'est... C'est ma mère.
Moi : Qu'a-t-elle fait ?
Tom : Elle... Elle m'a menti... Elle m'a sali...
Moi : Pourquoi ?
Tom : Comment elle a pu... Me cacher ça...
Moi : Te cacher quoi ?
Tom : J'ai un frère Bill, un frère jumeau.

J'ouvre des yeux ronds à l'annonce de cette nouvelle. Mon coeur fait un bond dans ma poitrine et les mots se meurent dans ma gorge.

Moi : Je... Euh...
Tom : Il est mort... A la naissance. Ils lui ont même pas donné de nom...
Moi : Je suis... Je suis désolé.
Tom : Tu n'as pas à l'être... Mais... Je la déteste, je le déteste, je les déteste.
Moi : C'est normal, mais lasse-toi du temps pour digérer la nouvelle.
Tom : Je sais, mais ça fait tellement mal... J'ai toujours senti un vide en moi...
Moi : Je comprends, je ressens la même chose.
Tom : Il n'y a qu'avec toi que j'arrive à le combler.

Sans que je sache réellement pourquoi, sa phrase m'interpelle. Moi aussi, il n'y a qu'avec lui que j'arrive à ne plus avoir cette partie morte en moi que j'ai depuis que je suis tout petit. Mais je chasse mes doutes et reporte mon attention sur Tom.

Moi : Tu veux que je demande de l'aide à ma mère ?
Tom : Comment ça ?
Moi : Bah, comme elle est infirmière, elle pourrait peut-être nous aider.
Tom : Tu crois que ça servirait à quelque chose ?
Moi : On peut toujours essayer.
Tom : Ouais, mais comme il n'a pas de prénom, ça va être dur, non ?
Moi : Si c'est l'hôpital qui s'est chargé du corps, il devrait avoir tous les papiers.
Tom : Ouais...
Moi : Bon, je vais aller voir ma mère et lui demander, ok ?

Tom redresse la tête et acquiesce en silence. Je me lève et sors de la pièce. Je descends à toute vitesse les escaliers et me précipite dans le salon. Les yeux de ma mère quittent l'écran de l'ordinateur pour se poser sur moi.

Aline : Tu voulais quelque chose ?
Moi : Ouais.
Aline : Je t'écoute.
Moi : Si tu accouches mais que le bébé est déclaré mort-né, et que ce soit l'hôpital qui s'occupe du corps, il faut quand même lui donner un nom au bébé ?
Aline : Oui. Pourquoi tu me demandes ça ?
Moi : Et tu pourrais faire des recherches pour moi ? Enfin pour Tom ?
Aline : Pourquoi faire ?
Moi : Il vient d'apprendre qu'il a un frère jumeau, mort-né.

Ma mère déglutit difficilement et détourne le regard.

Aline : Tu sais, je ne pense pas que ce soit une bonne idée.
Moi : Maman, s'il te plaît, c'est urgent.
Aline : Tom est né à quelle maternité ?
Moi : Kreusflet je crois.
Aline : Ah oui, elle est très réputée.
Moi : Alors ?
Aline : Bon, j'vais voir ce que je peux faire, ok ?
Moi : Merci.

Sans qu'elle n'ait le temps de rajouer quoi que ce soit, je cours, gravis les escaliers le plus vite possible et arrive dans la chambre. Je m'approche de Tom, étendu sur le lit, serrant un coussin sur son ventre. Je viens m'allonger à ses côtés, et essuie ses larmes.

Tom : Elle a dit quoi ?
Moi : Qu'elle va faire son possible. Mais aussi que ton jumeau porte un prénom, c'est obligatoire.
Tom : Ma mère m'a encore menti... De toute façon, une fois de plus, une fois de moins...
Moi : Ne t'inquiéte pas, ça va aller.

Je prends mon amant dans mes bras et ferme les yeux. J'ai la sensation que cet secret dévoilé me touche d'une manière ou d'une autre...

Fin PDV Bill

PDV Tom

Je ne sais plus quoi dire, je ne sais plus quoi faire, je ne sais plus quoi penser... Je me sens tellement vide depuis que ma mère m'a fait cette révélation, j'ai l'impression de ne plus rien ressentir et que même pleurer ma rage et ma douleur ne me soulage pas. Je suis sensé avoir un jumeau, une personne comme moi, avec les mêmes traits, le même sang, une moitié pour résumer, quelque part, enterré dans un cercueil ou dont les cendres ont été dispersées au vent...

Je voudrais juste pouvoir mettre une identité sur ce frère, comme si le connaître un peu plus me permettrait d'en faire le deuil. Savoir s'il est né avant ou après moi, apprendre son prénom, la cause de sa mort, comment il a été exhumé... Lui créer un semblant de vie et de dignité, ce que n'ont pas su faire ses parents, nos parents. Juste trouver des questions à ces réponses, ces réponses qui malgré la vie qui semble avoir disparu de mon corps, me meurtrissent.

Sans que je ne m'en rende compte, les larmes se sont arrêtées de couler. Je ferme les paupières et me laisse bercer par le soulevement de la poitrine de Bill, sur laquelle ma tête repose.


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Hey mes Lectrices d'Amour !

Voilà enfin la suite :D J'espère qu'elle vous plaira ;)

Bonnes vacances à celles qui y sont et bon courage aux autres qui n'y sont pas encore ^^

Bisous, je vous aime <3

PS : merci de vos commentaires, j'ai toujours le sourire quand je les lis 8-p


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# Posté le dimanche 25 janvier 2009 06:29

Modifié le dimanche 08 février 2009 07:30

CHAPITRE 32 : Du courage, du courage, du courage...

CHAPITRE 32 : Du courage, du courage, du courage...

PDV Tom

Professeur : Tom ?
Moi : ...
Professeur : Tom, je vous parle !

Je sors de mes pensées par un coup de coude de Bill dans les côtes. Je me redresse sur ma chaise, confus et regarde les lignes manuscrites sur le tableau.

Moi : Je dirai... (2y + 5)²
Professeur : Vous avez de la chance, mais tâchez d'être plus attentif.
Moi : Ouais, ouais.

Il me fait rire, lui, à être attentif. Comme si j'avais vraiment l'esprit disposé pour l'écouter déblatérer des choses inintéressantes sur les mathématiques. Je ne sais même pas quel chapitre nous sommes en train d'étudier, et je n'en ai rien à faire. Je tourne la tête vers Bill, qui lui me regarde d'un air désolé. J'essaye tant bien que mal de lui sourire et l'androgyne pose sa main sur mon avant-bras, me faisant comprendre que je n'ai pas à me forcer. Je reporte alors mon attention sur le cours, en tout cas j'essaye, car je vois que le professeur me surveille d'un oeil.

Quand j'entends la sonnerie, je pousse un soupire de soulagement. Je ramasse mes affaires dans mon sac à la va-vite et sors de la salle en compagnie de Bill. Il me prend la main et la presse doucement. Nous débouchons dans la cour et nous allons nous asseoir sur le dossier d'un banc. Je pose les coudes sur mes cuisses et m'amuse à faire craquer mes doigts.

Bill : Arrête.
Moi : De quoi ?
Bill : De faire craquer des doigts, ça me stresse.
Moi : Désolé
.
J'accède à sa demande et observe d'un oeil absent les autres élèves. Je me sens tellement différent d'eux aujourd'hui, comme si on m'avait puisé toute mon énergie et que je n'étais qu'un robot, qui agit sans être conscient de ses actes. Je passe mes mains sur mon visage, comme si cela pouvait me permettre de me sentir un peu plus vivant mais je sais dans le fond que c'est parfaitement stupide. J'ai juste besoin de réponses, pour tenter de combler ce vide qui m'entraîne vers le bas. Même si Bill est là, je dois quand même obtenir des choses concrètes, sous peine de devenir fou. J'en viendrai presque à espérer que je vais me réveiller et que je me rendrai compte que ma mère ne m'a rien dit, et que je n'ai jamais eu de frère jumeau. Tout va de travers en ce moment : mon père qui essaye de nous séparer avec mon amour, la bagarre, la mutation à Innsbrück, cette révélation de bébé mort-né... Je secoue la tête de droite à gauche. Je veux juste voir le bout du tunnel, je n'ai plus la force de lutter.

Bill : Ca va Tom ?
Moi : Oui. Juste perdu dans mes pensées.
Bill : Ne t'inquiéte pas, ma mère va nous aider.
Moi : Je sais, je sais... Je suis fatigué, c'est tout.
Bill : C'est normal mais...
... : Alors, comment ça va les deux tourtereaux ?

Fin PDV Tom

PDV Bill

Moi : C'est normal mais...
... : Alors, comment ça va les deux tourtereaux ?

Une voix grave vient nous interrompre. Tom et moi nous tournons en arrière pour voir qui nous a interpellés et je constate que c'est la bande de Maxence. Une bande de cinq petits branleurs, dont le ''chef'' est justement Maxence, qui tente par tous les moyens de me faire tomber de mon piédestal. Cependant, il n'a jamais réussi, je suis le chef du lycée, et bien décidé à le rester.

Moi (hypocrite) : Ca va et toi ?
Maxence : Parle-moi pas toi !
Moi (toujours hypocrite) : ''Parle-moi pas toi'', tu crois que c'est allemand ? *bah oui, l'action se déroule en Allemagne, il ne va pas dire ''Tu crois que c'est français ?'' »__ «''* Et puis, je te ferai dire que c'est à nous que tu t'adresses.
Maxence : Tu cherches la merde ?
Moi : Non, c'est toi, inverse pas les rôles, s'il te plaît.
Maxence (criant) : Tu veux te battre ou quoi ?

On a l'impression que quelqu'un vient soudainement de couper le son dans la cour. Il n'y a plus aucun bruit et tous les regards sont braqués dans notre direction. J'adresse un clin d'oeil à Tom, dont je lis sur les lèvres qu'il m'intime l'ordre de ne pas bouger et je me lève en souriant. Je dois avouer que je suis assez excité, je vais montrer une fois de plus que je peux être une terreur *j'allais dire ''de quel bois je me chauffe'' mais je trouve que ça craint -.-''*. J'arrange mon pantalon, remets en place mon tee-shirt et contourne le banc d'une démarche féline. Je m'arrête devant Maxence, cambre le bassin, pose mes mains dessus et le regarde en souriant *je le trouve sex' dans cette cette position ^ç^ Pardon... Non mais avouez quand même que... Ok, ma gueule U.U*.

Moi : Alors tu attends quoi pour te battre ?
Maxence : Tu ne me fais pas peur !
Moi : Tu es en train de faire dans ton froc et tu oses dire que je ne te fais pas peur ?
Maxence : Je fais pas dans mon froc !
Moi : Oh tu rougis, c'est trop mignon ! Mais tu sais qui je suis ?
Maxence : Bill.
Moi : Et ?
Maxence : Le chef du lycée ?
Moi : Bravo !
Maxence (tout bas) : Et tapette par-dessus le marché.

Mon sourire se glace mais ne disparaît pas de mon visage. Je m'avance vers Maxence, me colle presque à son corps et me penche vers lui, de telle façon à ce que mes lèvres soient au niveau de son oreille
.
Moi (en murmurant) : Tu sais ce qui va t'arriver si tu t'attaques à la tapette ?

Le type secoue la tête positivement et je constate qu'il tremble.

Moi (en murmurant) : Parfait ! Alors tu sais quoi ?
Maxence : N... Non.
Moi (en murmurant) : Ne t'avises pas de dire ou de faire quoi que ce soit.

Il acquiesce silencieusement et je me redresse. Je lui tape sur l'épaule, ce qui provoque un mouvement de recul de sa part
.
Moi : Alors, tout est bien qui finit bien ! Et va te torcher l'cul, ça va coller !

Les rires fusent et il fait signe de la main à ses quatre copains de s'en aller. Ils s'éloignent et je retourne m'asseoir auprès du dreadeux.

Tom : Tu es malade !
Bill : Non, j'ai juste accompli mon rôle. Et puis, vendredi, ce sont les vacances.
Tom : Ouais, enfin.


Je pose mes mains sur ses joues, lui tourne la tête pour qu'il me fasse face et je l'attire vers moi pour l'embrasser. Je caresse tout d'abord ses lèvres très sensuellement et je le sens frémir. Je demande alors accès à sa langue, ce qu'il ne refuse pas *tu m'étonnes* et nous échangeons un baiser passionné. La sonnerie retentit et je descends à nouveau du banc avec Tom. En nous rendant en cours, je reçois des félicitations et des sourires, signe que j'ai une fois de plus impressionné la galerie avec l'incident de tout à l'heure.

C'est tellement agréable de se sentir admiré et envié... J'aime ça, et je l'assume.


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Mes Lectrices d'Amouuuuuuuuur <3


J'espère que cette suite vous a plu :D


Bonnes vacances à celles qui y sont et bon courage à toutes celles qui reprennent les cours.


Je vous aime !


PS : celles qui ont Facebook, dîtes-le moi :)


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# Posté le dimanche 25 janvier 2009 07:32

Modifié le samedi 28 mars 2009 18:56

CHAPITRE 33 : C'est moi, ou... Il fait chaud cette pièce ?

CHAPITRE 33 : C'est moi, ou... Il fait chaud cette pièce ?
PDV Tom

Nouvelle journée de cours terminée. Je dois dire que j'ai été un peu plus concentré aujourd'hui, même si cette histoire de jumeau me torture toujours. Mais comme je vois que Bill souffre de mon manque d'attention à son égard, j'essaye de faire en sorte que cela ne m'obsède plus. Même si c'est dur...

Je pénètre dans la chambre, suivi de Bill et je balance mon sac à travers la pièce. Je me laisse tomber sur le lit et l'androgyne vient me rejoindre.

Moi : Pfffffffff, j'ai cru que ça n'allait jamais se terminer.
Bill : Ouais, et tu as vu le contrôle d'allemand ? Trop dur le truc.
Moi : Trop, elle a abusé.

Je m'étire et baîlle. Quelque chose vient me chatouiller le bas du ventre et je donne une claque sur le bras de Bill.

Moi : Arrête !
Bill : Bah quoi ? C'est amusant, non ?
Moi : Pour celui qui le fait, mais pas pour celui qui subit.
Bill (avec une voix enfantine) : Bou, je vais pleurer.
Moi : Bah pleure.
Bill : Tu n'es pas gentil !
Moi : Je sais.

Je lui adresse un grand sourire pendant que lui fait semblant de bouder. Je lui donne une petite pitchounette sur le nez et il gémit de mécontentement. Je me redresse, enlève mes chaussures d'un mouvement désinvolte et me dirige vers la salle de bain.

Bill : Hey, il n'y a rien à faire pour demain ?
Moi : Non, et tu sais bien que les deux profs ne sont pas là parce qu'ils sont en sortie avec une classe.
Bill : Ah ouais, j'avais totalement oublié. Génial...

Je claque la porte de la salle d'eau derrière moi et me poste devant la glace. Je me lave le visage et me déshabille afin de prendre ma douche. Je laisse l'eau chaude couler sur mon corps et me détends petit à petit. Je frotte ensuite ma peau avec un gel douche puis je me rince et sors de la cabine de douche. Je m'essuie, enfile un boxer, un pantalon et un tee-shirt, arrange mes dreads dans le miroir et sors de la salle de bain. Je m'avance sans vraiment m'en rendre compte vers le lit quand je lève les yeux et...

AAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHH !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Je m'arrête subitement, la bouche grande ouverte, les yeux ébahis devant le spectacle qui s'offre à moi. Je déglutis difficilement car ma gorge s'est retrouvée asséchée d'un seul coup. J'essaye de prononcer quelque chose mais j'en suis incapable. Un liquide chaud se met à couler dans mon sang, me faisant suer. Etant capable de bouger ou de parler, je me contente de faire balader mon regard sur ce que j'ai devant moi.

Bill : Alors, ça te plaît ?

La question qui ne se pose même pas. Bill est assis nu dans le lit, le dos appuyé contre le mur, les bras écartés, un drap recouvrant seulement ses parties génitales et la lumière légèrement tamisée donnant un aspect plus intime à la scène. Rien qu'en le voyant comme ça, je bande déjà. Je rougis et baisse le regard. Mon ange le remarque et rigole, un rire cristallin qui me fait frémir. Il se met à quatre pattes sur le lit, faisant tomber le drap et m'offrant une vue imprenable sur son corps magnifiquement bien sculpté. Il s'avance au bord du lit en faisant attention à bien mouvoir son bassin. C'est horrible l'effet qu'il me produit. Il se redresse et vient à ma rencontre. Je suis tétanisé sur place, je n'ose pas faire le moindre geste. Il se colle à moi et met ses mains sur mes fesses. Je me mords la lèvre inférieure, sentant l'excitation montée en moi.

Bill (d'une voix sensuelle) : On a l'air tout timide. Je t'ai connu plus... Expressif.
Moi : Je... Je sais mais là, je suis...
Bill : Tais-toi.

Je me tais immédiatement, me demandant ce qu'il prépare. Le jeune homme vient me lécher le lobe de l'oreille et je ferme les yeux. Sans que je contrôle mes gestes, mes mains viennent se poser sur ses hanches et l'attirent encore plus près de moi, ce qui fait que nos virilités déjà bien échauffées entrent en contact. Je gémis et les doigts de Bill me massent les fesses. Ma respiration commence à se faire rauque, trahissant mon désir. L'androgyne descend alors dans mon cou et suce des morceaux de peau. On a à peine commencé que je sens que je perds mes moyens. Je déteste, mais d'un côté, je trouve cela... Bandant.

Il abandonne ma nuque et noue ses bras autour de mon cou. Je glisse mes mains sous le fessier de Bill et celui-ci prend un léger élan pour que ses jambes s'accrochent à ma taille. Je sens alors que son pénis est déjà bien dressé et que je pense que le mien est dans le même état. Je l'emmène vers le bureau et le pose dessus. J'enlève mon haut, le balance je ne sais où et embrasse mon amant. C'est un baiser torride, non pas dénué d'amour mais où tout le désir se fait sentir. Ses ongles parcourent mon dos pendant que les miens font la même chose. Les doigts de Bill descendent au niveau de mon pantalon et sans mettre fin à notre étreinte bucale, il le fait glisser le long de mes jambes. A l'aide de mes pieds, je m'en débarrasse et mes mains s'aventurent sur ses cuisses. Quand il se stoppe notre baiser...

Fin PDV Tom

PDV Bill

Je stoppe notre embrassade. Je pousse doucement Tom et descends du bureau. Je tremble, j'ai du mal à respirer, j'ai envie de sentir le dreadeux en moi, j'ai envie de ressentir du plaisir, un plaisir tellement immense que je sois incapable de répondre de moi, un plaisir tellement grand que je ne sois plus conscient du cadre spatio-temporel. J'attrape Tom et l'entraîne vers le lit. Je le fais tomber dessus et me mets sur lui.

Je sème des baisers sur ton torse imberbe et je lèche ses tétons. Puis constatant que Tom n'en a pas assez, je décide de franchir la dernière barrière qui nous sépare. Je me mets au niveau de ses genoux et lui retire très doucement son boxer que je laisse tomber par terre. Je souris en voyant son membre dressé comme un ''I'' et je m'en approche dangeureusement. Je souffle sur le bout de la verge et mon amant se cambre. Je recommence une seconde fois et Tom se cambre de nouveau en laissant échapper un soupir de contentement. Je sais qu'il essaye de se contrôler mais qu'il a du mal. Ma langue vient titiler son pénis en surface et les doigts du dreadeux tirent les draps vers lui. Voulant jouer mon sadique, je m'amuse à faire des allers et retours sur toute la longueur, m'arrêtant parfois sur le gland.

Tom : Han... Han... Putain... Plus vite...

Mais non, je ne vais pas plus vite, je prends au contraire tout mon temps. Je m'affaire sur son membre, traçant avec ma langue des boucles, chatouillant le bout, très doucement, allant parfois un peu plus vite pour lui faire croire que je vais accèder à sa requête mais retrouvant rapidement un rythme lent. La poitrine de Tom se soulève à une fréquence saccadée et je vois qu'il a la tête en arrière, ses yeux sont fermés et ses doigts sont blancs tellement ils s'accrochent au tissu. Pensant que j'ai assez fait durer le supplice, je prends son pénis en bouche. Je fais glisser mes lèvres délicatement le long et j'entame des mouvements de va-et-vient. Mon amant ne se retient plus et laisse échapper des râles de plaisir de plus en plus forts, ce qui m'incite à accèler la cadence.

Tom : Haaaaaan... En... Encore... Haaannn !!!!

Il se tortille et j'ai l'impression qu'il perd totalement pied. Je vais très vite, cognant même parfois l'extrémité de sa virilité au fond de ma gorge. Puis Tom me dit d'arrêter et je le lâche. Je m'allonge sur le ventre et attrape l'une de ses mains. A travers ses yeux luisants d'excitation, il me demande si je suis sûr et j'acquiesce silencieusement. Je lèche ses doigts et lorsque je juge qu'ils sont assez humidifiés, je lui fais signe qu'il peut y aller.

Moi : Fais-moi l'amour, comme tu ne l'as jamais fait à personne, je veux que nos corps se fondent l'un dans l'autre.

Le dreadeux s'installe au niveau de mes fesses. Je sens qu'il est stressé et je le suis aussi. Je saisis les draps et ferme les yeux. Il introduit doucement un doigt dans ma raie et je pousse un gémissement de douleur. Tom s'apprête à arrêter mais je lui assure qu'il peut continuer.

Tom : Tu es sûr ?
Moi : Je veux que tu me fasses l'amour.

Le jeune homme attend quelques secondes que je m'habitue à sa présence puis enfonce un second doigt. Mon visage se crispe mais j'ai moins mal que la première fois. Je prends une profonde inspiration et remue pour lui faire comprendre que j'en veux plus. Il met un troisième doigt et cette fois-ci, sans aucune douleur. Il effectue quelques mouvements puis les retirent.

Il s'installe sur moi, place ses mains de chaque côté de mes hanches et débute des gestes de va-et-vient. Je soupire de bonheur mais pousse un hurlement plus aïgu quand je sens qu'il me pénètre. Mais il y va tout en délicatesse, me laissant le temps de me détendre. J'aime sa prévenance mais je pense qu'il a des difficultés à se maîtriser, tout comme moi. A croire qu'il m'a compris, car il augmente la vitesse, s'enfonçant encore un plus peu en moi. Je gémis, et les soupirs de Tom viennent se mêler aux miens. Mais sans le prévenir, j'effectue un brusque mouvement de reins et nous hurlons tous deux en même temps, moi presque à m'en péter les cordes vocales quand il touche ma prostate. Je transpire, je ne vois plus rien, j'aimerais supplier Tom de s'arrêter, mais ce trop plein de désir qui envahit chaque cellule de mon corps ne m'en laisse pas l'opportunité. Et de toute façon, je suis bête car je ne veux pas arrêter, j'ai ce que je désire, qu'il me fasse l'amour, qu'il soit en moi, que je crève sous l'effet du plaisir. Tom touche de nouveau mon talon d'achille et je hurle. Je m'en fiche que quelqu'un nous entende, c'est trop bon, j'aime ça, j'en veux encore et toujours plus. Je crie, sans même m'entendre, à chaque fois que Tom accède à ma prostate. Puis il finit par se déverser en moi, je sens un liquide chaud. Je souris en pensant que sa semence est en moi.

Fin PDV Bill

PDV Tom

Je termine par de légers mouvements, puis je me retire de Bill. Je suis essoufflé et ma gorge me brûle tellement j'ai crié. Mais cela a été jouissant, j'ai atteint le 7e Ciel, un orgasme tellement puissant que je n'avais plus aucun repère. Je m'allonge à côté de Bill et place derrière son oreille des mèches de cheveux qui lui tombent devant les yeux. Nous nous sourions et nous restons là quelques minutes, à reprendre notre respiration.

Bill : S'il te plaît, Tom, est-ce que tu peux... Euh...
Moi : Te finir ?
Bill : Oui.
Moi : Viens mon amour.

Je lui fais signe de se lever et j'ai du mal à marcher droit, mes jambes étant encore tremblantes. Bill fait le tour du lit et je pousse la chaise du bureau. Il comprend où je veux en venir et il se place face à moi, les jambes légèrement écartées, les mains tenant fermement le bord de la table. Je pose les genoux par terre, installe mes mains de chaque côté de ses hanches et me mets à la hauteur de sa virilité. Sans le faire patienter une minute de plus, voyant qu'il commence à être fatigué, je le prends tout de suite en bouche et entame de rapides mouvements d'allers et retours. L'androgyne penche la tête en arrière et je l'aide à rester debout car son corps a tendance à se dérober. Il ne tarde pas à verser son liquide blanchâtre dans ma bouche et je l'avale. Je m'essuie, me relève et prends Bill dans mes bras. Je dois avouer que je suis épuisé et nous allons nous coucher. Mon amant glisse l'une de ses jambes dans les miennes et vient se nicher dans mon cou. L'un de mes bras me sert d'oreiller pendant que l'autre vient entourer l'androgyne. Nous ne prononçons pas un mot, comme si aucun de nous deux ne voulait venir le silence qui règne désormais dans la chambre. La poitrine de Bill qui se soulève doucement m'indique qu'il s'est endormi et je ne tarde pas à faire la même chose...


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Hello everybody !


Un lemon, un lemon, un lemon ! J'imagine un grand sourire sur vos lèvres :D


Je ne suis (vraiment) pas fière de ce que j'ai fait mais j'espère néanmoins que ça vous plaira.


Merci de votre soutien, de vos commentaires, de votre patience, de vos compliments (L)


Je suis rassurée de vos commentaires sur mon lemon (:


Une fois de plus, je vous aime <3


PS : je suis désolée d'être peu présente, mais je vais tâcher de faire de mon mieux :)


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Sarah => Ah, ma petite Sarah, je commençais à m'inquièter de ne pas avoir de tes nouvelles ! Mais ne t'excuse pas, je peux comprendre que tu n'aies pas pu venir plus tôt =/ Merci de tes compliments et de ton soutien en tout cas (L) Bisous <3

Gloria => Eh bien dis donc, ma fiction te fait beaucoup réfléchir XD Ne t'inquiéte pas, tu auras des réponses à tes hypothèses dans les prochains chapitres ;) Merci de tes commentaires et de tes compliments, en tout cas. Bisous !

# Posté le dimanche 08 février 2009 04:54

Modifié le dimanche 05 avril 2009 04:01

Ce n'est qu'une fois dans sa vie qu'on a 22 ans...

Ce n'est qu'une fois dans sa vie qu'on a 22 ans...
____
.J.O.Y.E.U.X.____.A.N.N.I.V.E.R.S.A.I.R.E.

# Posté le mardi 31 mars 2009 13:50

CHAPITRE 34 : Par inadvertance

CHAPITRE 34 : Par inadvertance
PDV Tom

Enfin en vacances. Ce mot tant convoité depuis le début de la semaine. Je sors de l'internat, Bill à mes côtés et nous commençons à arpenter la longue allée qui va nous amener à l'extérieur du lycée. Les élèves sont excités, ça crie dans tous les sens et nous avons du mal à nous frayer un chemin dans la cohue compacte devant les grilles. Nous parvenons enfin à nous en extirper et nous nous dirigeons vers l'arrêt de bus le plus proche. Je mets mes bagages à mes pieds, je m'assois sur le banc et Bill fait de même. Je sens très bien à son attitude qu'il doit aborder quelque chose de sensible. Cependant, je ne fais rien pour engager la conversation et c'est finalement lui qui se décide à le faire.

Bill : Tom, je sais pas si le bon moment est choisi, mais...
Moi : Je sais, on n'a pas reparlé de mon frère jumeau.
Bill : Je pense que ma mère aura des infos quand on rentrera.
Moi : Si tu le dis.
Bill : Tom, j'essaye de te soutenir.
Moi : Je sais, mais je suis encore sonné.
Bill : Il faudrait que tu essayes de reparler à ta mère.

Je tourne la tête vers lui et plante mon regard dans le sien.

Moi : Pour lui dire quoi ?
Bill : Pour avoir plus d'explications.
Moi : Ca ne sert à rien, elle ne va pas me répondre, ou elle va esquiver mes questions.
Bill : Fais-le quand même, ça ne te coûtera rien.
Moi : Tu te trompes Bill. Ca me coûtera que je vais encore un peu plus souffrir.

L'androgyne baisse la tête, quant à moi, je détourne la mienne. Nous restons silencieux et j'attrape mes bagages en me relevant quand le bus arrive. Je monte à l'intérieur, montre ma carte au chauffeur et vais prendre une place. Bill s'installe à côté de moi et environ vingt minutes plus tard, nous parvenons chez lui. Je range mon I-Pod, que j'avais précédement sorti, dans une poche et descends du car. Nous avançons vers la maison de mon amant et je laisse passer celui-ci devant moi pour qu'il ouvre la porte. Nous pénétrons à l'intérieur et Bill jette les clés sur la commode de l'entrée. Nous montons directement dans la chambre et je dépose mes valises dans un coin.

Bill : On n'a pas parlé depuis tout à l'heure.
Moi : Désolé, je ne suis pas trop d'humeur.
Bill : Je t'ai vexé ?
Moi : Non, non... Juste l'appréhension de découvrir la vérité.
Bill : C'est normal, mais ça va aller.
Moi : Excuse-moi, mais ce n'est pas l'optimisme qui va m'étouffer.

Je commence à défaire le contenu de mes sacs pour le ranger. Bill s'installe sur le lit et allume la télvision. Je suis le programme d'un oeil, je ne le trouve pas intéressant. Je termine de mettre en ordre mes affaires et me place devant mon amant.

Bill : Mais !
Moi : Je vais faire ma douche.
Bill : Ok.

Je me pousse de son champ de vision et me dirige dans la salle de bain. Je me déshabille, attache mes dreads et entre dans la cabine de douche. Pourquoi la peur me tiraille le ventre ? Pourquoi, malgré moi, j'ai l'intime conviction que cela va mal se passer ?

Fin PDV Tom

PDV Bill

J'attends que l'émission se termine pour éteindre le poste. Je m'étire et baîlle. Je regarde autour de moi et soupire de bien-être, ce sont les vacances et je vais les passer avec mon homme. Je me lève et entends un bruit de serrure provenant du bas. Je quitte la chambre et descends les escaliers. Je tombe sur ma mère et je lui fais la bise. Elle enlève sa veste et dépose son sac sur une chaise. Je la succède dans la cuisine et m'accoude au comptoir pendant qu'elle se prépape un thé.

Aline : Comment vas-tu ?
Moi : Bien, enfin en vacances.
Aline : Oui, tu vas, enfin vous allez pouvoir en profiter avec Tom.
Moi : Oui.

Elle installe une casserole remplie d'eau sur la plaque électrique et l'allume. Elle s'appuie contre le bord de l'évier en croisant les bras en attendant et je l'observe. Elle sait très bien pourquoi je suis là, à rester immobile en ne prononçant pas un mot, et elle se décide finalement à répondre à ma question. Même si je ne l'ai pas posée, on pourrait presque l'entendre dans la pièce tellement elle m'obsède.

Aline : Rien.
Moi : Rien ? Comment ça, rien ?!
Aline : Un feu s'est déclanché à Kreusflet il y a environ trois ans. Des archives sont parties en cendre, y compris celles sur le frère de Tom.

Je frotte mon visage dans mes mains, abattu. Tous les espoirs sont désormais réduits à néant. La mère de Tom pourrait éventuellement nous aider mais je sais que son fils n'est pas prêt de lui reparler. Et si j'appelle sa mère, je sais que Tom m'en voudra pendant un long moment.

Aline : Je suis désolée.
Moi : Ce n'est pas grave.

Mais si ça l'est. Quand je suis remonté dans la chambre et que je l'ai anoncé au dreadeux, il s'est effondré en pleurs dans mes bras. J'ai tenté de le réconforter comme j'ai pu, mais ma propre douleur a pris le dessus, ce qui fait que j'ai eu du mal à trouver les mots justes. Le repas s'est déroulé sans qu'un mot ne vienne perturber le silence. Tom et moi avons à peine touché à notre assiette et après avoir quitté la table, nous sommes directement allés nous coucher.

Maintenant, je suis allongé dans le noir, seuls les rayons de la lune apportent une lumière qui semble fantasmagorique. Tom dort contre moi, le flot de larme qu'il a déversé tout à l'heure l'a exténué. Moi je ne trouve pas le sommeil, me sentant vide et prisonnié de quelque chose à la fois. Commençant à en avoir marre, je me défais de l'étreinte de mon amant sans le réveiller et sors de la chambre en marchant sur la pointe des pieds. Je cherche mon chemin jusqu'au rez-de-chaussé à tâton et grimace à chaque fois que le sol craque sous mes pas. J'avance dans le salon et mes yeux s'habituent petit à petit à la pénombre. Mais mon pied se cogne dans le pied d'une chaise. Je me mords la lèvre pour m'empêcher de crier et prends appui d'une main sur la table pour masser de l'autre mon orteil endolori. Je jure contre moi-même et mon énervement ne fait que s'empirer lorsque la main posée sur le meuble entraîne par terre une pochette. Tout en boîtant, je vais allumer une lampe et reviens sur mes pas pour ramasser ce que j'ai fait tomber. Je m'accroupis, rassemble quelques feuilles mais l'une d'entre-elles attire mon regard. Je l'approche de mes yeux et reste estomaqué quand je comprends de quoi il s'agit.


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Bonjour mes Lectrices d'Amour !


J'espère que vous allez bien, que vous passez de bonnes vacances pour celles qui y sont et bon courage à toutes celles à qui il reste encore quelques jours.


Considérez ce chapitre comme votre cadeau de Pâques de ma part :D


Bisous, je vous aime (L)


PS: si vous avez envie de découvrir un groupe de rock/métal absolument génial, c'est ici
=D !


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Sarah => C'est très gentil, ma petite Sarah :D Je vais bien, merci. Un peu stressée parce que les examens approchent =/, si c'est dur, mais sinon, ça va. Et toi ? Encore merci ^^ Bisous, je t'aime fort <3

# Posté le dimanche 15 février 2009 04:26

Modifié le samedi 02 mai 2009 04:20

CHAPITRE 35 : Un jour, tu comprendras

CHAPITRE 35 : Un jour, tu comprendras
PDV Tom

N'est-ce pas agréable de se réveiller un début de week-end dans les bras de la personne qu'on aime ? Laissez-moi vous dire que si. Lorsque j'ouvre les yeux et vois le visage endormi de Bill balayé par un rayon de soleil, je ne peux pas m'empêcher de sourire et de le comparer à un ange. Mon ange, rien qu'à moi.

Bill finit à son tour par s'éveiller et nous finissions par nous lever pour nous préparer. Nous prenons notre douche ensemble *je vous vois venir petites perverses xD*, nous nous habillons et nous descendons prendre notre petit déjeuner. Je salue la mère de Bill, qui nous laisse seuls, prétextant qu'elle doit aller faire des courses.

Je me sers un verre de jus de fruits, j'en bois une gorgée et repose le verre sur la table. J'observe Bill faire tourner sa tartine dans son bol d'un geste qui semble lassé puis je l'interpelle.

Moi : Bill ?

L'intéressé lève les yeux vers moi, comme s'il était surpris.

Bill : Oui ?
Moi : Ca va ? Tu m'as l'air complétement à l'ouest.
Bill : Désolé, c'est que je n'ai pas passé une bonne nuit.
Moi : Mais on dirait qu'il y a quelque chose qui te préoccupe ?
Bill : Euh... Bah non.
Moi : Tu es sûr ? Tu es tendu depuis tout à l'heure.
Bill : Juste fatigué, Tom.

Je ne cherche pas à en savoir plus et nous terminons notre petit déjeuner. Nous débarrassons et nous remontons dans la chambre. A tour de rôle, nous nous lavons les dents et Bill réarrange son maquillage. Je m'assois sur le lit, quant à l'androgyne, il s'installe dans un fauteuil.

Moi : Tu veux faire quoi cet après-midi ?
Bill : Je m'en fous, ce que tu veux.
Moi : On pourrait aller se balader non ?
Bill : Bah ouais, pourquoi pas.

Je fixe à nouveau Bill, qui triture ses bracelets. Je sens qu'il me cache quelque chose mais je ne saurai dire quoi. Je n'ose pas l'interroger car je sais qu'il ne me répondra pas. Est-ce l'histoire de mon jumeau qui le préoccupe autant ? Je ne veux pas que cela le fasse souffrir. De mon côté, j'essaye d'oublier cette histoire, en tout cas de vivre avec. C'est vrai que c'est loin d'être facile, j'en veux encore à ma mère et j'ignore si j'arriverai un jour à lui pardonner, mais je souhaite me consacrer au futur avec Bill et non pas avancer dans la vie en m'appuyant sur les débris du passé.

Nous passons la matinée à jouer à un jeu vidéo et je constate que Bill n'est pas concentré. Je lui jette des coups d'oeil mais il garde les yeux rivés sur l'écran comme s'il voulait m'échapper. Je soupire d'agacement et à croire qu'il me comprend car il m'embrasse dans le cou. Je sais qu'il me fait passer le message que je ne dois pas être inquiet. Je me contente de sourire et nous arrêtons le jeu quand sa mère rentre des courses. Nous l'aidons à les ranger et nous préparons le repas. Je vois que mon amant fait comme si Aline n'existait pas, et je ne saisis pas la cause d'un tel comportement. A ma connaissance, la mère et le fils ne se sont pas disputés mais une fois de plus, je me tais.

Après avoir débarrasé, nous enfilons nos chaussures et un blouson. Je saisis la main de Bill et nous sortons. Le jeune homme marche tête baissée et quand je lui presse la main doucement, il redresse la tête vers moi et m'adresse un sourire, que je lui rends. Sans un mot, nous parvenons au parc, encore désert à cette heure-là, et après avoir arpenté un sentier, nous nous asseyons sur un banc en face d'un lac. Je pose ma tête sur l'épaule de mon amant et il passe l'un de ses bras derrière ma nuque. Je me sens bien, apaisé, il fait beau, ce sont les vacances. Je veux en profiter. On dit trop souvent que le bonheur est éphémère. J'aimerais pour une fois dans ma vie ne pas y croire...

Fin PDV Tom

PDV Bill

Nous venons de rentrer de notre ballade. Je ne peux pas dire que je me sens mieux. Je n'ai pratiquement pas décroché un mot de la journée. J'ignore ma mère et je ne porte que peu d'attention à Tom. J'essaye de faire comme si tout allait bien, mais non, rien ne va. Parce que ce que j'ai découvert a pris totalement le dessus sur moi, je suis dans l'incapacité de me contrôler, cela m'obsède. Lorsque je vois Tom, je suis partagé dans un sentiment de pitié et de dégoût. Et lorsque je vois ma mère, une haine immense s'empare de moi.

Je suis dans la cabine de douche, essayant vainement de me détendre. J'ai dit à Tom que je ne mangerais pas ce soir. Cette fois, il a répliqué et m'a réclamé des explications, mais je l'ai esquivé. Comment lui expliquer ? Comment ? Une larme de désespoir coule sur ma joue, les crampes me tordent le ventre, je n'en peux plus, je ne tiendrai pas longtemps.

Je sursaute quand je sens quelque chose se poser sur mes hanches, m'extirpant de mes pensées. Je sais ce que c'est, ce sont les mains de Tom, je les reconnaîtrai en mille *Meere, héhé =D ok ma gueule U.U * Ses lèvres viennent se poser délicatement sur mon cou et je ferme les yeux. Mais brusquement, je le repousse violemment et il se cogne contre la paroi en verre.

Tom : Aïe ! Mais qu'est-ce qui te prend ?

Je plante mes yeux dans les siens, et je peux y déceler une lueur d'incompréhension.

Moi : Ne me touche pas !
Tom : Putain, mais qu'est-ce que tu as depuis ce matin ?
Moi : Tu le sauras bien un jour !

Je sors de la cabine, attrape une serviette que je noue autour de ma taille et je sors de la salle de bain en claquant la porte, laissant le dreadeux complétement désemparé face à ma réaction. Je prends des vêtements, je m'essuie puis les enfile, et après avoir fermé les volets, je me couche. Je ferme les yeux et ne bouge plus.

J'entends Tom sortir timidement de la salle d'eau. Il quitte la chambre et je perçois le grincement des marches de l'escalier. Après environ vingt minutes, il est de retour et après un bref passage dans la salle de bain, il vient s'allonger dans le lit, me tournant le dos. Quant à moi, je ne fais pas un mouvement, j'en retiens presque ma respiration. Je suis rongé par les remords, mais un jour, il comprendra pourquoi je me suis comporté d'une telle façon.

Trois heures plus tard, je n'ai toujours pas fermé l'oeil, mais la respiration régulière de Tom m'indique qu'il dort. Je repousse les draps le plus doucement possible et je me lève. Je contourne le lit, je tente de me frayer un chemin dans la pénombre jusqu'à la sortie et j'y parviens. Je referme la porte derrière moi, en prenant soin de ne pas faire le moindre bruit. Je descends et je m'assois sur la dernière marche.

Je sais que ma mère va arriver dans un quart d'heure. Un quart d'heure pendant lequel je garde les yeux rivés sur la porte d'entrée, que je vois grâce aux lampadaires de l'extérieur qui l'illumine. Je ne fais rien, je me contente d'attendre, patiemment, calmement. Un peu comme si vous étiez en train d'observer une scène où il ne se déroule rien mais pourtant vous restez statiques, espérant que quelque chose se passe. Et effectivement, ma mère débarque quinze minutes après. Elle allume le plafonnier et fait un bond en arrière quand elle m'aperçoit. Elle porte la main à son coeur, légèrement essouflée.

Aline : Tu m'as fait peur Bill.
Moi : Je sais, je l'ai remarqué.
Aline : Tu n'es pas sensé être au lit ?
Moi : Si, mais j'ai à te parler.
Aline : Et c'est si urgent que ça ?
Moi : Oui. Surtout qu'il s'agit de tom et de de moi.
Aline : De quoi tu parles ?
Moi : Des papiers. Tu sais très bien desquels je parle, non ?


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Mes Lectrices d'Amour !


Je suis désolée d'avoir autant tardé à poster, mais entre les week-end du mois de mai et mes examens dans un peu moins d'un mois, je suis overbookée =/


Cependant, je ne vous oublie pas. Et j'espère que cette suite vous plaît :D


Je vous aime <3


PS : je me connecte et là, une vingtaine de commentaires, aucun de publicité. Seulement des messages adorables, des encouragements, du soutien. Je vous aime décidement graaaaaand comme ça *vous imaginez le truc hein XD* (L)


PS du 15.06.09 : je ne sais pas quand je mettrai la suite, étant donné que mes examens commencent dans une semaine *claque des dents XD* donc je vais faire de mon mieux. En tout cas, merde à tous ceux et toutes celles qui passent leur bac et leur brevet. Je vous aime, une fois de plus (:


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# Posté le samedi 28 février 2009 03:22

Modifié le jeudi 18 juin 2009 04:13